Fondements pour une ville digne et dynamique

Mot du chef

C’est avec beaucoup de fierté que je vous présente ce document né de la vision commune qui a rassemblé les citoyens autour du Mouvement citoyen Mirabel. Notre équipe s’est engagée à une longue et rigoureuse réflection sur les enjeux à Mirabel qui nous a amenés à élaborer une vision dynamique et digne pour notre ville.

Actuellement, le monde entier sort d’une crise causée par la Covid-19. Cette pandémie a amené les gens à se questionner de plus en plus sur leur avenir. On a eu peur de manquer de nourriture, de perdre nos emplois, de tomber malade. On a vu des entreprises faire face à des défis qu’elles n’ont pas toutes surmontés, on a tous appris à apprécier les petites choses que l’on prenait pour acquis. On a fait des plans pour l’après, nos gouvernements ont réalisé que le système de santé et les écoles avaient grand besoin d’attention immédiate… On a tous un peu changé.

Mirabel a un potentiel énorme : de jeunes familles, des industries qui donnent de bons emplois, des vastes terres qui en font un des plus importants garde-manger du Québec et un patrimoine qui reflète l’histoire du Québec. Son écosystème est riche de faune et de flore.

Cependant, des défis tout aussi énormes font surface :

  • La circulation est devenue difficile. Le système routier n’arrive plus à faire face à la croissance du bâti tant résidentiel que commercial.
  • Le manque d’un plan d’urbanisme fait en sorte que les projets sont approuvés en mode « réaction » au lieu de faire partie d’un plan bien précis.
  • Le patrimoine bâti est aussi menacé par ce manque de planification.
  • Les terres agricoles se voient entourées de projets de condominium.
  • La ville commence à avoir des problèmes de sécurité dans certains secteurs.

C’est dans ce contexte et avec en tête l’idée de présenter une équipe complète et diversifiée que nous avons procédé à un recrutement rigoureux. La politique municipale doit être accessible à tous. C’est pourquoi je suis fier d’avoir donné la chance de vous représenter à des citoyens de partout à travers Mirabel. Tous ayant des bagages et expériences professionnelles différentes.

Mirabel en est à ses 50 ans. Elle possède une activité économique effervescente et ne cesse de croître. Telle une adolescente, elle est à la croisée des chemins et les prochaines années seront cruciales pour déterminer ce qu’elle deviendra. Nous avons une vision commune de ce que nous voulons qu’elle devienne et c’est ce que nous vous exposerons dans les prochaines pages. Avec de l’encadrement, une structure et un plan, nous savons que nous pouvons la diriger dans une direction qui nous permettra en tant que communauté de nous épanouir et de jouir d’un environnement qui, en premier lieu, nous a attiré ici. Un environnement paisible, rempli de verdure où nos enfants grandiront en toute quiétude.

David Marra-Hurtubise
Chef du Mouvement citoyen Mirabel et candidat à la mairie

De la gouvernance

Il est plus facile de gouverner et légiférer lorsque tous les individus autour de la table, issus d’un même groupuscule, ont tous la même opinion. Toutefois, bien que ce soit facile de gouverner dans ces conditions, le résultat n’est sans doute pas le meilleur. Nous privilégions le débat d’idées, les personnes qui s’impliquent, celles qui ont des opinions qui peuvent nous confronter et nous sortir de notre zone de confort. Ces débats sont nécessaires à l’évolution des projets et donnent des résultats toujours plus durables.

Nous souhaitons mettre en place les mécanismes nécessaires pour encadrer les débats et améliorer la participation citoyenne. Nous croyons fermement que la ville et ses espaces communs sont les milieux idéaux pour que la démocratie s’opère. Contrairement à la politique actuelle d’utilisation des locaux municipaux, nous souhaitons donner accès à ces lieux aux citoyens qui veulent débattre respectueusement d’idées et d’enjeux politiques.

Avec un conseil majoritairement formé des membres de notre parti, chaque élu, en sa qualité de représentant des citoyens, aura une place de manière équitable pour exprimer son opinion. De plus, chaque candidat à l’élection n’ayant pas remporté de siège sera invité à participer activement à la vie démocratique de notre ville car nous croyons que tous les candidats, lorsqu’ils se présentent à une élection municipale, ont le potentiel d’apporter de belles opportunités à la communauté. Écoutons-les!

En ce qui concerne les méthodes actuelles de travail, nous souhaitons revisiter certaines d’entre elles afin d’améliorer l’accessibilité et la clarté de l’information pour tous les citoyens. Que ce soit le déroulement des séances du conseil ou les débats auxquels prennent part les élus lors des réunions de plénier, nous souhaitons en augmenter la transparence et l’accessibilité à l’information et à la prise de décision, toujours en respectant le cadre législatif imposé. Il est important pour nous que les citoyens comprennent les raisons motivant les décisions des élus.

La proximité avec les citoyens est la clé pour y arriver. Il faut faire tomber les barrières qui bloquent l’accessibilité à l’exercice de la démocratie. Nous proposerons alors différentes activités récurrentes pour créer des sessions d’échanges entre élus et citoyens, que ce soit par de simples rencontres pour prendre un café avec votre conseillère ou conseiller ou que nous implantons des conseils de secteurs qui seront présidés par les élus. Cette dernière initiative permettra de renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens à leur secteur. De plus, en ce qui a trait aux séances du conseil, nous souhaitons élargir à d’autres secteurs tels que Mirabel-en-Haut la tenue de séances du conseil municipal.

Nous croyons à la force et à l’unité de tous les secteurs de la ville de Mirabel, mais nous savons que le sentiment d’appartenance des citoyens à leur propre secteur est probant. Alors, de façon équitable pour tous les secteurs, nous préconisons l’écoute des besoins particuliers de chacun d’entre eux. Mirabel étant vaste et diversifiée, nous reconnaissons les différences des secteurs et nous souhaitons que chacun possède sa propre identité qui la différencie des autres, que ce soit par l’environnement bâti ou les activités sociales et économiques. Chaque secteur devrait avoir sa signature visuelle propre à lui!

De la planification territoriale

Mirabel croît à une vitesse folle. Malheureusement, nous n’avons pas su ajuster et adapter les outils de gestion permettant un meilleur contrôle du développement urbain. On ne peut pas gérer une ville en pleine croissance comme on gère un village. De ce fait, nous proposerons rapidement en début de mandat le démarrage d’une planification stratégique municipale. Il ne s’agit pas d’arrêter le développement, mais plutôt de faire le point et d’élaborer les outils nous permettant de l’encadrer.

Nous allons tenir les États Généraux de la ville, vaste consultation pour mieux s’assurer de maîtriser les enjeux car pour prendre les bonnes décisions, il faut avoir la bonne information.

Le plan stratégique qui en découle sera un cadre qui mènera à mieux gérer et faciliter la prise de décision quant aux opportunités de projets qui se présenteront à la ville. Il permettra d’encadrer la croissance de la ville. Avec des orientations claires sur le développement, autant les citoyens connaîtront efficacement l’évolution de leur quartier dans les 10 à 15 prochaines années, autant les promoteurs connaîtront les critères d’importance pour proposer des projets. Il y aura donc moins d’irritants liés à l’implantation de projets dans les voisinages et moins d’irritants liés aux refus par la ville des projets des promoteurs. Des orientations claires, c’est toujours gagnant!

Un autre outil indispensable à la gestion d’une ville est le plan d’urbanisme. Puisque Mirabel possède aussi les pouvoirs décernés aux municipalités régionales de comté (MRC), l’élaboration d’un plan d’urbanisme devient facultative car la ville possède un schéma d’aménagement. Jusqu’à présent, les élus de Mirabel ont refusé de se doter de cet outil. Toutefois, à l’instar d’autres grandes villes qui possèdent les pouvoirs d’une MRC tels que Gatineau, Lévis, Rouyn-Noranda, Saguenay et Trois-Rivières, nous croyons que le plan d’urbanisme deviendra un outil indispensable pour dynamiser le territoire tout en diminuant les irritants et désavantages liés à la croissance urbaine. Il sera complémentaire aux orientations du schéma d’aménagement et de développement et au Plan de développement de la zone agricole que nous détaillerons au chapitre consacré à l’agriculture.

Finalement, nous voulons implanter un tableau de bord d’indicateurs de performance pour mesurer efficacement les résultats de nos actions. Ce tableau de bord permettra de mieux communiquer l’état de la situation dans plusieurs domaines municipaux aux citoyens. Il est important que la performance de notre ville ne se définisse pas seulement par le nombre de logements créés chaque année. Nous voulons donc implanter un mode de gestion rigoureux, de l’élaboration des objectifs à l’atteinte des résultats, comme toute ville prospère.

Nous sommes conscients que ce travail devra être fait sur le long terme car il y a beaucoup de nouveaux outils à développer et ceux-ci demandent réflexion et concertation. Nous sommes confiants qu’en quatre années, nous arriverons à les mettre sur pied.

De la position de Mirabel sur l’échiquier économique

Mirabel dispose de tous les atouts pour continuer son essor et faire valoir ses attraits économiques. Que ce soit par ses terres riches et fertiles, par la zone aéroportuaire ou par ses grands axes routiers qui la traversent, elle a tout pour être une ville reconnue de classe internationale.

Depuis 2018, selon les données de l’organisme Montréal International, 5 projets étrangers sont venus pour s’établir à Mirabel créant 359 nouveaux emplois. Ces projets représentent environ 145 M$ d’investissement étranger. Nous croyons à l’importance du pôle économique mirabellois et nous croyons que nous pouvons attirer plus d’investissement.

Avec l’annonce récente en juin 2021 de l’implantation de l’usine de batterie du Groupe Lion Inc., nous souhaitons propulser vers l’avant ce créneau industriel que sont les technologies durables. Nous croyons en l’avenir de ce secteur d’emploi et avec le leadership des membres de notre équipe, nous comptons attirer des intérêts économiques nationaux et internationaux. Notre rayonnement ici comme à l’étranger sera accru par une meilleure visibilité et représentation auprès des différents acteurs économiques.

Nous voulons investir également dans l’économie locale. Cet investissement ne peut se faire qu’avec les partenaires déjà bien implantés dans la communauté des affaires. Notamment, la Chambre de commerces et d’industries de Mirabel (CCIM) est un partenaire majeur crédible qui possède un grand rayonnement sur le territoire de Mirabel et à l’extérieur. Il est important d’écouter leur expertise et de collaborer avec cette communauté d’affaires pour dynamiser notre économie locale et attirer des investisseurs qui voudront bâtir l’écosystème industriel et commercial mirabellois.

Cette vitalité économique permettra à Mirabel une santé financière accrue et bénéficiera aux citoyens par les entrées de fonds que les commerces et industries procureront.

Finalement, nous croyons que Mirabel devrait avoir une place importante au sein de la CMM et faire partie du « carré d’As constitué de Montréal, Laval, Longueuil et Mirabel. Il est clair que notre place est au sein de la CMM géographiquement et économiquement. Nous y contribuons largement et nous nous devons d’en avoir pour notre argent! Travaillons ensemble pour y faire notre place et en faire ressortir les bénéfices.

De l’environnement

En matière d’environnement, il est difficile de qualifier la performance de Mirabel, par contre il serait juste d’affirmer qu’elle n’est pas une ville modèle. Un potentiel immense sommeille à Mirabel pour faire de notre ville un chef de file reconnu pour son écoresponsabilité.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a martelé encore une fois à l’été 2021 que si nous n’entrons pas les actions nécessaires pour la lutte contre les changements climatiques, nous n’atteindrons pas l’objectif de limiter la hausse des températures globales à moins de 2 degrés Celsius en 2050. Pourtant, beaucoup de citoyens font leur part avec des gestes quotidiens qui ont fait leur place dans nos habitudes de vie. Il faut malheureusement faire le constat que ce n’est pas assez et la réponse doit venir notamment des gouvernements locaux.

Puisque les actions sont nombreuses et touchent à plusieurs enjeux, nous nous devons de prioriser et coordonner nos actions. Nous devons nous doter d’un plan de lutte aux changements climatiques à l’intérieur duquel nous allons répertorier les différents projets pour les 10 à 15 prochaines années. Ce document sera essentiel et complémentaire au plan stratégique municipal dont nous avons discuté dans un chapitre précédent. Il est évident que l’environnement est l’affaire de tous. Pour cette raison, nous allons former un Comité consultatif en environnement (CCE) permettant aux citoyens de s’impliquer. Le CCE aura comme mandat prioritaire de proposer un Plan de lutte aux changements climatiques tout en recommandant au conseil de ville les actions à prendre en matière d’environnement.

Pour illustrer l’importance d’un tel plan, voici en vrac, une liste non exhaustive d’actions et d’enjeux qui pourraient être réalisée dans un avenir à court et moyen terme :

  • Accessibilité à l’eau
  • Bâtiments carboneutres
  • Événements carboneutres
  • Revoir les offres de transport collectif dans les zones à haute densité de population
  • Gestion durable des eaux pluviales
  • Consolidation des corridors forestiers
  • Gestion des matières résiduelles
  • Électrification des transports
  • Réduction des îlots de chaleur

D’autres parts, nous croyons que la ville devrait adopter un plan de conservation des milieux naturels dans le but d’avoir un portrait global de l’importance des écosystèmes sur son territoire. En se fixant des objectifs minimums de conservation et de maintien des couverts forestiers selon les normes en vigueur, ce plan permettra de préserver la biodiversité et les écosystèmes d’importance sur notre territoire.

En conclusion, il est important de mentionner que malgré les nombreux chantiers qui demanderont des de l’adaptation à la communauté et aux différents acteurs qui gravitent autour de la ville, nous croyons qu’il faut procéder par étapes afin d’effectuer une gestion du changement permettant de cheminer vers nos objectifs lors d’implantation de nouvelles mesures ou réglementation. Les mesures progressives sont toujours celles qui obtiennent le meilleur résultat.

De l’agriculture

C’est une bataille constante pour les entreprises du secteur agricole que de faire face aux enjeux urbains et péri-urbains. Certaines tirent leur épingle du jeu, d’autres disparaissent. Nous croyons au dynamisme du milieu agricole de Mirabel et nous souhaitons aider ses acteurs à le garder en bonne santé. Ils sont la clé d’une économie agroalimentaire locale et un levier pour atteindre la souveraineté alimentaire. La pandémie récente a eu beaucoup de répercussion sur les systèmes de distribution alimentaires. On a vu des ruptures d’inventaires dans certains marchés d’alimentation et nous avons constaté que sans cette souveraineté alimentaire, la chaîne d’approvisionnement pourrait être fragilisée.

Pour nous, il ne s’agit plus de gérer un marché du terroir événementiel et temporaire, il s’agit de créer des installations permanentes reconnues dans la région des Basses-Laurentides pouvant recevoir les producteurs locaux. Cette destination devrait devenir l’incontournable en matière de marché public.

Nous voulons aussi dynamiser les secteurs villageois ruraux. Nous voulons accroître l’économie locale en créant des emplois dans ces villages. Ceux qui y habitent doivent souvent travailler à l’extérieur du village ou faire les emplettes dans les villes voisines. En ajoutant des petits secteurs commerciaux et industriels, les secteurs ruraux pourraient tendre un peu plus vers l’autosuffisance.

Nous souhaitons améliorer l’agrotourisme en ajoutant d’autres destinations de choix à celles déjà existantes. À ce sujet, nous souhaitons évaluer les possibilités d’organiser une foire agricole. Celle-ci existait à Sainte-Scholastique avant l’expropriation et nous aimerions ramener une telle foire d’une envergure similaire à celle organisée à Saint-Hyacinthe.

La transformation agroalimentaire est un autre enjeu d’une haute importance. Le défi que rencontrent les fermes de production animale de faire abattre le bétail dans la région est de plus en plus grand. Nous souhaitons intervenir dans ce domaine pour amener à Mirabel les installations nécessaires à notre capacité de production. Outre l’abattage, nous voulons inciter l’essor de ce secteur économique sur notre territoire.

Finalement, le Plan de développement de la zone agricole (PDZA) a été mis sur pied en 2014. Cet outil indiquant les enjeux précis et donnant nombre de détails sur la situation agricole de Mirabel doit être révisé et mis à jour. Lorsque nous révisons les actions qu’il contient, nous pouvons clairement voir qu’il y a eu du laxisme dans la réalisation de son plan et la grande majorité des objectifs ne sont pas du tout atteints. Nous accorderons une importance accrue à cet outil et à ses conclusions pour nous guider dans nos actions pour la préservation de l’agriculture à Mirabel en collaboration avec nos cultivateurs.

De la valorisation des organismes communautaire

Les organismes communautaires à Mirabel ont des missions variées mais ils offrent tous des services essentiels à nos citoyens dont ils ont développé l’expertise. Bien souvent, ces services d’aide et de soutien permettent à des personnes de sortir de l’isolement, d’alléger des problématiques vécues de façon récurrente, d’être écouté, de vivre des activités intéressantes en collectivité ou tout simplement de répondre à des besoins familiaux, sociaux ou liés à la santé.

Sans la présence de ces organismes sur le territoire mirabellois, il y aurait un manque flagrant de services qui améliorent directement la qualité de vie des citoyens. Dans cette perspective, la ville se doit de reconnaître, soutenir et collaborer avec ces organismes pour qu’ils puissent réaliser leur mission respective.

Rappelons que ces organismes ont pleine autonomie et indépendance. La ville, sans s’ingérer, se doit de définir des partenariats clairs en identifiant ses attentes, le financement qu’elle octroie ainsi que la mise à la disposition de ressources matériels et humaines permettant de soutenir l’organisme. En contrepartie, le cadre de reddition de comptes doit également être bien défini. Le tout doit être consigné dans un protocole d’entente satisfaisant les deux parties.

Pour les organismes communautaires, il est reconnu que la rétention du personnel, des bénévoles et des membres du conseil d’administration est un enjeu dont la précarité est fréquente. Le bassin de citoyens impliqués n’est pas toujours aussi large que les besoins des organismes. Il est important que la ville puisse mettre en valeur les organismes et en fasse la promotion afin d’informer la population au sujet des différents services et également inciter les gens à s’impliquer au sein de ceux-ci.

Une ville dynamique passe par une pléiade d’organismes bien soutenus!

De la définition d’un ADN culturel

On ne s’est pas vraiment attardé à l’importance de la culture au sein de notre ville. Quelques activités ponctuelles sont parsemées parmi les activités de loisirs et le service des bibliothèques regorge de projets potentiels qui n’ont pas encore vu le jour. Donc, à ce jour, nous ne nous sommes pas vraiment questionnés pour définir ce que sont la culture et les arts à Mirabel. Avons-nous un ADN culturel? En quoi consiste-t-il?

Nous nous devons de débuter ce travail de réflexion et de créer notre propre politique culturelle. Ce document est la clé pour que Mirabel puisse devenir une ville culturelle effervescente et reconnue.

En effet, cette politique permettra d’ouvrir plusieurs portes à nos artistes d’ici et permettra également d’accéder à différentes subventions pour la culture. Nous avons un bassin d’artistes mirabellois très méconnu. Alors, pourquoi ne pas les mettre en valeur par de nouvelles initiatives?

Prenons en exemple la ville de Tremblant qui, dans un parc, a fait un appel d’offres aux artistes pour présenter une exposition interactive d’arts visuels jumelée à une histoire audio racontée en balado. Ce sont deux artistes mirabellois qui ont remporté le concours et ils sont exposés… à Tremblant! Ces mêmes artistes exposent également actuellement en Autriche, en temps de pandémie!! C’est une fierté qu’ils soient de Mirabel, mais pourquoi la ville n’en fait pas la promotion? Pourquoi un tel projet ne verrait-il pas le jour dans nos parcs? Nous devons donner aux citoyens l’accessibilité à ces expositions et événements culturels. Plus l’accessibilité sera grande, plus les citoyens seront inspirés et la culture gagnera une place plus importante dans nos vies. Pour vivre la culture, il serait également intéressant de mettre en place un espace créatif commun et collaboratif. Un espace de création mettant à la disposition des citoyens des équipements de toutes disciplines, arts musicaux, arts plastiques, etc.

Nous voulons également aménager dans certains parcs de petites agoras avec une scène permettant de produire de petits événements culturels comme une pièce de théâtre ou un spectacle de musique acoustique « unplugged ». Et pourquoi pas ramener le théâtre d’été dans un secteur rural, Mirabel? En plein-air et en nature, assistez à un spectacle, c’est toujours des moments magiques!

Un autre aspect de la culture est l’histoire, le patrimoine culturel et le patrimoine bâti. Mirabel possède une histoire riche et mouvementée. Notamment, les cicatrices laissées par l’expropriation resteront toujours apparentes. Ce passé riche, nous devons nous en souvenir. Ce sont nos racines. Préservons-le et ne soyons pas gênés d’en parler. Par respect pour nos familles et ancêtres, ce qui a été vécu ne doit pas être balayé sous le tapis et tombé dans l’oubli. Chaque village a son histoire. Pourquoi ne pas revisiter notre passé à chaque année lors de Mirabel en Fête et célébrer un village à chaque année avec des reconstitutions d’événements.

Concernant les secteurs, et leur patrimoine bâti, nous pensons que le comité consultatif d’urbanisme devrait établir à l’aide d’experts en esthétisme urbain et de citoyens, des signatures visuelles différentes pour chacun d’entre eux. Nous voulons que chaque secteur puisse se définir son identité par du mobilier urbain et des normes architecturales spécifiques à chacun d’eux afin d’en accentuer le sentiment d’appartenance et de fierté des citoyens.

De la sécurité publique

La croissance et la densification des secteurs résidentiels de Mirabel ont un impact direct sur les enjeux de sécurité publique. La vitesse dans les rues, l’augmentation de la circulation routière, les méfaits et les risques d’incendies s’accroissent avec l’augmentation de la population.

C’est pourquoi, il est important que les familles mirabelloises se sentent en sécurité. En augmentant les effectifs policiers, nous croyons pouvoir répondre à ce besoin. De plus, nous croyons que nous devons augmenter l’effectif de travailleurs sociaux afin de répondre à ces enjeux particuliers de plus en plus présents dans notre société.

À propos des enjeux liés à la vitesse dans les rues, nous sommes totalement en faveur des aménagements réducteurs de vitesse. Ces aménagements devront être pensés en faveur de la sécurité des citoyens autant, piétons, cyclistes et automobilistes. Nous reconnaissons l’efficacité d’un « dos d’âne allongé » ou d’une traverse piétonnière surélevée lorsqu’ils sont aménagés au bon endroit.

Concernant les enjeux de sécurité des incendies, nous allons réviser et mettre à jour le schéma de couverture des risques afin que le plan d’action qui en découle soit intégré dans notre planification stratégique globale. Nous savons que la densité et la promiscuité créées par les aménagements urbains récents augmentent considérablement les risques d’incendie et nous accordons la plus haute importance à la sécurité de la population. C’est d’ailleurs dans cette perspective que nous croyons à la garde 24 heures et à une nouvelle caserne située en bordure de la sortie 31 de l’autoroute

Conclusion

En terminant, il est essentiel pour nous de faire valoir la rigueur, les efforts et l’éthique de travail que nous voulons mettre en place. Il n’est plus question de gérer Mirabel comme un village. Les enjeux sont beaucoup trop grands. Vous êtes venus vous installer à Mirabel pour obtenir la tranquillité, l’accès à la nature, la qualité de vie et assurer un avenir à vos enfants. Nous allons vous aider à maintenir ces objectifs. Un long travail de réflexion et d’organisation doit s’effectuer sur l’avenir de Mirabel et c’est maintenant qu’il doit être fait.

Nous avons l’équipe de la situation.

Mirabel a un immense potentiel.

L’avenir, ça se construit avec des actions concrètes, ensemble.

L’avenir, on y croit !

C’est le temps d’agir.

La population citoyenne a emménagé à Mirabel parce qu’ils y voient un AVENIR pour eux et leur famille.

Cependant, pour assurer cet avenir, il faut agir MAINTENANT et poser des gestes concrets pour le protéger.

 

À Mirabel et pour le Mouvement citoyen Mirabel, l’avenir, c’est maintenant !

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