Au moment où j’écris ces lignes, la ville de Mirabel ne s’est toujours pas dotée d’un plan d’urbanisme. En effet, Mirabel a un statut de ville-MRC (municipalité régionale de comté) ; c’est-à-dire qu’elle ne compte qu’une unique ville dans sa région. Nous avons donc questionné le maire le 27 mai 2024 sur la possibilité de mettre en place un plan d’urbanisme en concordance avec le schéma d’aménagement et de développement (SAD) de la MRC. Selon lui, la ville n’en a pas de besoin. « Cela m’en rajoute une couche pour absolument rien », nous dit-il.

Selon l’ancien maire de Sherbrooke et ancien président de l’UMQ (union des municipalités du Québec), Bernard Sévigny compare l’urbanisme à un gâteau à quatre étages* :

1 : le schéma d’aménagement et de développement

2 : le plan d’urbanisme

3 : Les règlements de zonage et de lotissement et

4 : les règlements pour les permis, etc.

Voici ce qu’il nous expose:

« C’est un peu comme des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Ce qu’il faut retenir, c’est la conformité d’un étage par rapport à celle de l’étage d’en dessous ».

Bernard Sévigny, ancien maire de Sherbrooke

Parmi les 12 villes ayant ce statut de ville-MRC, nous excluons les villes de Montréal, Québec et Laval qui sont difficilement comparables avec Mirabel.  Il nous reste tout de même neuf villes comparables à Mirabel.

Le tableau suivant** étale les données démographiques de chacune de ces villes, leur superficie ainsi que l’année où elles se sont munies d’un plan d’urbanisme ou d’un programme particulier d’urbanisme.

Tout comme les 81 autres villes de la communauté métropolitaine du grand Montréal (CMM), la ville de Mirabel est également soumise à son plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) comme a voulu nous le rappeler le maire lors du conseil de ville du 10 juin dernier. J’aimerais rappeler ici que la ville de Longueuil fait également partie de la CMM et cela ne les a pas freinés à mettre en place leur plan d’urbanisme. Selon Patrick Charbonneau, maire de Mirabel, le directeur ainsi que le directeur adjoint en environnement appuient la position du conseil de ville compte tenu de tous les outils actuellement à leur disposition.

La question demeure ouverte : devrions-nous opter pour l’adoption d’un plan d’urbanisme aligné avec les outils en place afin de structurer notre développement à long terme et une vision d’avenir ? Ou bien devrions-nous plutôt suivre les directives de la CMM et permettre aux projets de développement de se développer au rythme de la demande ? Patrick Charbonneau a choisi son camp, celui du développement à l’instinct.

« Avec tous les règlements en place, avec le schéma (SAD), le plan métropolitain (PMAD), notre règlement de zonage et des PPU (programme particulier d’urbanisme) dans certaines zones, je pense que nous en avons assez pour CONTRÔLER le développement. », affirme-t-il.

Et vous, qu’en pensez-vous?

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